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Historique du Monde Bilingue
Au
sortir de la 2e Guerre mondiale, un petit groupe d'anciens Résistants
qui ne voulaient «plus revoir ça» inventa en
1951, à Paris, à l'initiative de Jean-Marie Bressand,
Le Monde Bilingue pour que les peuples puissent se comprendre en
parlant au moins deux langues dès leur plus tendre enfance.
Pour réaliser cette éducation bilingue,
de façon précoce, récréative et immersive,
Le Monde Bilingue procéda à des échanges d
institutrices dans le cadre de petites villes jumelées pour
la circonstance. Ces jumelages furent dans un premier temps franco-anglais
(Luchon/Harrogate, Yorkshire), franco-américains (Arles/York,
Pennsylvanie), franco-canadiens et inter-canadiens, en souvenir
de la fraternité des armes. Puis vinrent les jumelages franco-allemands
pour faciliter la réconciliation *.
Il y eut ensuite, en pleine guerre froide, en plein maccarthysme,
les jumelages Est-Ouest dont le célèbre Dijon/Stalingrad**,
auxquels le Conseil de l'Europe reconnut un peu tardivement - mieux
vaut tard que jamais - une large part dans la Détente officielle.
Enfin les jumelages Nord-Sud - le rendez-vous du donner et du recevoir
(Léopold Sedar Senghor) - innovèrent en matière
de coopération décentralisée.
A l'appel du Monde Bilingue, les villes jumelées
se rassemblèrent en une Fédération Mondiale
des Villes Jumelées (Aix-les-Bains, 27 avril 1957), ouverte
aux villes du monde entier sans exclusive ni discrimination, sur
la base d'une Charte garantissant la liberté de circulation
et l'authenticité du dialogue. A Aoste (Italie), au 3e Congrès
mondial des Villes Jumelées, en 1960, l'Abbé Pierre
et le Pasteur Andriamanjato, maire de Tananarive, bénissaient
le drapeau des Villes Jumelées.
Ensemble, les villes désormais jumelées
et unies décidèrent de consacrer le dernier dimanche
d'avril de chaque année à une Journée des Cités
Unies, fête des communes du monde, à l'occasion de
laquelle était donnée lecture d'une Déclaration
de Paix Universelle. Au cours des décennies qui ont suivi,
cette déclaration a fait le tour du monde. Elle n'a rien
perdu de son actualité : jugez-en !
Aujourd'hui, les menaces de guerre rallumées
par les héritiers de ceux qui participèrent, avec
le courage et les sacrifices que l'on sait, à la libération
de la France et du monde, les actes inqualifiables d'un terrorisme
diffus et la relance, par un Etat irresponsable, de l'idée
de guerre atomique dans un monde déboussolé, conduisent
les rares survivants parmi les pionniers et anciens Résistants
du Monde Bilingue et des Villes Jumelées, de 1951, à
lancer un nouvel appel à tous les peuples de cette merveilleuse
planète Terre, à partir des réflexions suivantes
:
. Si tous les gars du monde se donnaient
la main, c'était un voeu pieux au début du siècle
dernier,
. Si toutes les villes jumelées du
monde se déclaraient la paix, c'était déjà
plus concret, dès la seconde moitié du XXe siècle,
Si
tous les peuples du monde se déclaraient la paix, aujourd'hui,
individuellement, directement, sans intermédiaire ?
C'EST POSSIBLE, grâce
à cet extraordinaire outil de communication, INTERNET, en
organisant la chaîne
du refus de tout conflit armé, à moins qu'il ne
soit le seul recours contre l'oppression totalitaire, comme ce fut
le cas pour la Résistance.
10 février 2003,
Francis
LORIDAN
Ancien grand reporter
à l'Est Républicain
Relancé
le 14 juillet 2004,
Jean-Marie
BRESSAND
Fondateur du Monde Bilingue et de la
Fédération Mondiale des Villes Jumelées
*
Bernard STASI, président de Cités Unies France, Médiateur
de la République, les évalue aujourd'hui à
2000.
** dont les pourparlers
débutèrent en 1956. La rencontre du Chanoine Félix
KIR, député maire de Dijon, Doyen de l'Assemblée
Nationale, avec Nikita Khrouchtchev, créa le scandale dans
les milieux de l'Alliance Atlantique et jusqu'au Vatican. Ce fut
le début d'une chasse aux sorcières, dont les remugles
se font encore sentir de nos jours (2003).
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