Cher George W.
A 84 ans le 31 janvier 2003
et vétéran de la 2ème Guerre
mondiale (39/45), vous me permettrez cette familiarité.
J apprends à l instant
par la radio que vous vous adresserez mercredi
5 février 2003 aux peuples du monde entier,
qui sont actuellement dans l angoisse et
qui seront suspendus à vos lèvres
ce mercredi historique, pour leur apporter la
preuve de la félonie du Maître de
Bagdad.
J ai commis dernièrement
un petit article sur le sujet, humoristique et
méchant - dont j espère bien
que vous ne vous choquerez pas, connaissant votre
sens de l humour - pour évoquer cette
alternative de la paix ou de la guerre.
Quels que soient les terribles
secrets que vous aurez à nous dévoiler,
j espère bien, en fin de compte,
que la paix triomphera.
De mes luttes dans la Résistance
contre le nazisme ou contre l OAS et dans
celles qui ont suivi durant des décennies
en faveur de la libre coopération entre
les peuples de tous les pays, sans discrimination
aucune, j ai tiré la leçon
suivante :
Aucune cause, si juste soit-elle,
ne justifie qu on sacrifie délibérément
des innocents, à moins que la guerre ne
soit le seul recours contre l oppression
totalitaire, comme ce fut le cas dans la Résistance.
Je vous assure, Monsieur le
Président des Etats Unis d Amérique,
de mes sentiments les plus choisis.
Jean-Marie
BRESSAND
Journaliste honoraire
Ancien membre de la Résistance contre
le nazisme (Guerre 1939-1945)
Fondateur du Mouvement du Monde Bilingue
et des Villes Jumelées (1951)
Habitant de la Vieille Europe
P.S. Je suis
bien connu de vos services qui n auront aucune
peine à m identifier. Je crois cependant
que le témoignage du Général
Charles De Gaulle du 23 novembre 1944 (citation
à l Ordre de l Armée)
peut être utile, car tout ce que j ai
fait par la suite se situe dans la filiation aux
grands idéaux de la Résistance.
P.J. - Un article de presse
- Témoignage
du Général Charles De Gaulle