Autres pays
 

Vers l’abolition du bilinguisme, en Californie (USA)

Sous ce titre, le quotidien parisien Le Point, du 21 mars 1998, annonçait l'intention de l'État de Californie (State Board of Education), de mettre fin à vingt-cinq ans d'une éducation bilingue jugée trop onéreuse. 

“ Le 2 juin 1998 ”, nous écrit la directrice adjointe de l'État, Sonia Hernandez, “on demandera aux électeurs de la Californie, par le biais d'une élection primaire, de continuer de soutenir la loi sur l'éducation bilingue ou de voter en faveur d'une nouvelle loi qui exigerait un programme d'immersion en anglais, d'un an. Les défenseurs de l'éducation bilingue ont avancé des arguments sur les avantages juridiques, sociaux, économiques, transculturels et éducatifs d'une éducation en deux langues. Les opposants à un tel programme prétendent que souvent, les étudiants de langue minoritaire au sein des programmes bilingues n'apprennent pas l'anglais de façon efficace…”.

Dans notre lettre du 4 mai 1998, nous écrivions : “ Nous faisons confiance aux capacités intellectuelles des dirigeants de votre État pour susciter un grand débat démocratique et contradictoire sur le thème de l'éducation bilingue, pour ouvrir les esprits sur les grands problèmes de notre temps, au premier rang desquels la communication et la compréhension internationale, au lieu de placer les citoyens face à un choix brutal - être ou ne pas être - qui risque d'être affecté par des considérations exclusivement matérielles ”. (Il semble que nous n'avons pas été entendus).
 

Vers la réintroduction des langues étrangères à l’école primaire, en Algérie

Selon le magazine “Jeune Afrique”  (25 avril/2 mai 2000), il est prévu en Algérie de réintroduire les langues étrangères dès la quatrième année de l'école primaire. L'écrasante majorité opte pour le français, - raison pour laquelle on s'acheminerait vers la réintroduction du français dès la première année du primaire. 

Parmi les personnalités algériennes qui militent activement pour le retour des langues étrangères dès la première année de l'école primaire, nommons Amar SAKHRI, ministre de l'Enseignement supérieur (FLN). Si ce dernier ne parle pas le français, il n'en fait aucun complexe : il a été formé en langue arabe, puis en anglais aux États-Unis d'Amérique.
 

La Suisse et ses langues, vues du dehors 

Depuis que j'ai écrit un article sur le sujet (“Le Jura Libre”) qui contenait, je le reconnais bien volontiers, quelques erreurs en raison d'une situation linguistique assez confuse, cette situation s'est modifiée depuis que la Confédération et les Cantons coopèrent, comme l'indique Madame Ruth Dreifuss, à une importante refonte de la politique linguistique. Celle-ci devrait évoluer dans le sens d'un véritable plurilinguisme consacrant la primauté des langues nationales, tout en composant avec la nécessité de pratiquer la langue internationale de fait : l'anglais. Nous le répétons : l'anglais, langue internationale incontournable, oui, langue unique, non !  (J.M.B.)
 
 

Conseil Rhénan-Oberrheinrat* - Introduction de l'enseignement des langues étrangères à l'école primaire dans le Land de Bade-Wurtemberg (condensé)

Lors de sa séance plénière du 12 mai 2000, le Conseil Rhénan a salué dans une résolution le projet du Gouvernement du Land de Bade-Wurtemberg, visant à introduire à l'école primaire l'enseignement des langues étrangères dès le début de l'année scolaire 2001/2002 et, dans ce cadre, à privilégier par principe l'enseignement du français dans la région du Rhin Supérieur. 

. . . Cette initiative répond à l’objectif de développer le bilinguisme parmi les habitants de la région. Elle s'inscrit en outre dans la droite ligne du projet “Apprends la langue de ton voisin”.

Il s'agit là d'une démarche politique visant à harmoniser, dans les trois pays du Rhin Supérieur, la mise en place de l'enseignement précoce des langues qui permet au Bade-Wurtemberg, sur sa rive du Rhin, de s'aligner sur les efforts faits en Alsace et dans la Suisse du Nord-Ouest pour maîtriser la langue du pays voisin. L'enseignement du français préconisé dans la résolution ne peut en aucun cas être compris comme une mesure hostile à l'anglais, car les écoles offrent, à tout point de vue, suffisamment de possibilités pour l'apprentissage de cette langue.

* Le Conseil Rhénan est un organe transfrontalier d’information mutuelle et de concertation politique, composé d’élus français, allemands et suisses.

Résolution : “La Jeunesse du Rhin Supérieur”

Une homogénéité durable au sein de la région du Rhin Supérieur ne pourra être atteinte que si les jeunes y participent de façon active et créative. Leur mobilité personnelle et professionnelle est à cet effet déterminante.

Lors de sa séance plénière du 12 mai 2000, et sur proposition de la Commission Culture, Jeunesse et Formation, le Conseil Rhénan souligne l'importance particulière de compétences linguistiques en allemand et en français, les jeunes doivent être à même de converser entre eux. C'est pourquoi le Conseil Rhénan recommande l'apprentissage des langues depuis le jardin d'enfants jusqu'à la fin de la scolarité et de la formation professionnelle.

Intervention de Pierre-André COMTE à la réunion du Conseil Rhénan du 12 mai 2000 (condensé schématique)

PLURILINGUISME

    2 principes  :
     
    • défendre la langue française
    • créer les conditions d'une éducation bilingue précoce             
      (enseignement en 2 langues et non de 2 langues) 
Objectifs  :
  • lutter contre le tout anglais
  • préserver la diversité linguistique en Europe
  • apprendre la langue du voisin. .
Pour une politique linguistique pluraliste, se référer aux :
  • Résolutions de l'UNESCO et de l'ONU (1999)
  • Recommandations de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe
Pour une Europe des Langues et des Cultures
La résolution pour l'apprentissage du français à l'école primaire dans le Bade-Wurtemberg (pas de langue étrangère actuellement), apporte sa contribution à l'oeuvre commune contre la malédiction de Babel et l'uniformisation linguistique et culturelle, pour la diversité culturelle en Europe (adoptée à l'unanimité des membres présents).
 

-- retour en haut de page

 
 
Introduction :
  • Jean-Marie Bressand décrit ici les efforts passés et présents, le chemin qu'il reste à accomplir et dépeint l'état linguistique de la France et de quelques pays représentatifs quant aux débats qui s'y déroulent :
Retour à la page d'accueil