Conférence
internationale sur le thème
"Pour
une politique linguistique mondiale, fondée
sur le plurilinguisme"
à
Tlemcen, Algérie, du vendredi 27 au lundi
30 septembre 2002,
sous
le haut patronage de l’UNESCO
La
Conférence qui se tiendra en Algérie,
à Tlemcen, du 27 au 30 septembre 2002, et
dont le Recteur de l’Université Aboubekr
Belkaid, Monsieur Noureddine Ghouali, assume la
présidence du Comité paritaire d’organisation,
s'inscrit dans le prolongement des résolutions
des Nations Unies. Elle devrait mettre l'accent
sur la finalité des efforts en faveur de
la diversité linguistique : la PAIX, la paix
par les langues.
“De
la montée en puissance des Etats-Unis d’Amérique,
depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde a hérité
d’une langue anglaise incontournable : en un demi-siècle,
elle s’est imposée au point de devenir la
langue unique des relations internationales au grand
dam des autres langues du monde, mettant en péril
le patrimoine linguistique et culturel de l’humanité”
(Jean-Marie Bressand “La Croix “, de Paris, 25 février
1998).
Le
problème est posé : il ne s’agit pas
d’entrer en guerre contre l’anglais qui est une
très belle langue, mais d’empêcher
qu’il ne devienne la langue unique, d’une pensée
unique. Le temps est venu de lancer un solennel
avertissement au monde pour l’arrêter sur
la pente d’une sorte de standardisation linguistique
: l’anglais, langue internationale de communication,
oui, véhicule d’une pensée mondiale
unique, non !
A
l'initiative du Monde Bilingue, la 30e Conférence
Générale de l'Unesco avait été
saisie d'un projet de
résolution sur le plurilinguisme, qui
a été voté le 17 novembre 1999
à l'unanimité des 187 représentants
des Etats membres. Peu après, en décembre,
la 54e Assemblée Générale de
l'ONU votait une résolution dans le même
sens. La Conférence de Tlemcen aura pour
tâche d'étudier les conditions nécessaires
à l'avènement d'un nouvel ordre linguistique
international.
Le
« Manifeste de Tlemcen » qui sera soumis
à l’approbation des congressistes en guise
de résolution finale de la Conférence
s’inspire du « Manifeste
de Babylone » qui porte, entre autres,
les signatures de deux grands linguistes, David
Crystal, professeur honoraire de linguistique à
l’Université du Pays de Galles, et Claude
Hagège, titulaire de la chaire de théorie
linguistique au Collège de France, auxquels
se sont joints le Recteur Gérald Antoine
et Jean Favier, membres de l’Institut de France,
ainsi que l’écrivain et sémioticien
Umberto Eco.
La
Conférence internationale de Tlemcen se différencie
d’autres conférences sur le sujet pour deux
raisons :
1.
en ces temps de mondialisation, elle propose une
solution, sinon la solution, aux problèmes
des langues : une éducation bilingue précoce
et immersive, réalisée dans le cadre
d’un enseignement plurilingue. Elle se distingue
de la francophonie en ce sens que ce n’est pas seulement
le français qu’il faut défendre et
promouvoir, mais aussi l’arabe et les autres langues
du monde;
2.
conformément aux recommandations de la résolution
de l’Unesco, Tlemcen assurera la permanence de l’action
entreprise, par la création d’un «
Conseil Méditerranéen des Langues
» conforme au génie de cette ville
historique avec son passé de culture et ses
collèges franco-mulsumans.
Dans
sa lettre du 28 mai 02 accordant le haut patronage
de l’UNESCO à « Tlemcen 2002 »,
M. John Daniel, Sous-Directeur général
pour l’éducation, écrit au Monde Bilingue
: « Les objectifs de l’UNESCO s’inscrivent
depuis de nombreuses années en faveur de
la promotion et de la revalorisation du plurilinguisme
et de la diversité culturelle à travers
le monde. Par conséquent, l’Organisation
réitère son soutien moral qu’elle
avait déjà exprimé en vous
attribuant son haut patronage, à la tenue
d’une conférence dont vous êtes l’initiateur,
et qui par son thème et ses objectifs concourent
en tout point à promouvoir son action en
matière linguistique et culturelle à
travers le monde ».
Parallèlement
à la Conférence, un séjour
de découverte touristique et culturel de
la région de Tlemcen sera organisé
pour les personnes intéressées.
Besançon,
juillet 2002
--
retour en haut de page